Les pirates d’Ottignies-Louvain-la-Neuve en route pour une « démocratie LOCAL.e » pour 2018, 2042… et au-delà !

Un des combats centraux du Parti Pirate est de transformer notre particratie en réelle démocratie. C’est à dire de passer de structures verticales, où le pouvoir est aux mains de quelques personnes, à des structures horizontales, où tout le monde a son mot à dire. Cela implique aussi que les décisions touchant au niveau local doivent être prises localement : par les personnes qui habitent la localité, y travaillent, y passent leur temps… et pas au niveau national. C’est ce niveau local qui est le plus excitant, car c’est là que l’on ose explorer de nouvelles manière de faire, réellement démocratiques. 
Au Parti Pirate, suivant ces idéaux de distribution du pouvoir et d’horizontalité, ce sont les équipages locaux qui sont seuls à la barre pour les élections communales et ont l’initiative. C’est pourquoi tous les équipages ne se présenteront pas aux élections communales sous la même bannière. Si certains se présenteront en tant que Parti Pirate, la plupart y participeront dans des listes d’ouverture ou des listes citoyennes.

 

Dans 7 mois, le 14 octobre 2018, se tiendront les prochaines élections communales en Belgique. Cette fois-ci, les Pirates d’Ottignies-Louvain-la-Neuve n’y présenteront pas de liste PIRATE. Pour la belle raison que notre projet de démocratie radicale sera porté cette fois-ci par une liste plurielle, la  Liste citoyenne pour une démocratie LOCAL·e, un collectif dans lequel participent, en tant qu’individus, les pirates d’OLLN. Petite explication…

 

Pourquoi ? 

Retournons 6 ans en arrière. Les 8 puis 29 juin 20121 , l’équipage des Pirates BW décidait de se lancer dans l’aventure des élections provinciales (BW) et communales (OLLN). L’objectif : installer une véritable « fenêtre » entre les Conseils et les habitants, c’est à dire une réelle transparence et voie de communication. Aux communales nous faisions 5.16% (le meilleur score pirate belge !) et rations notre premier siège à quelques voix près. Le taux d’abstention restait toutefois très élevé. Cette expérience et les mois qui ont suivi nous ont fait réaliser que l’aspiration à une réelle démocratie est très fort dans la commune d’OLLN… mais aussi que le Parti Pirate, couvrant d’autres revendications et étant un parti, n’est pas le meilleur moyen de les rallier. C’est ainsi que, au hasard des rencontres d’un Atelier Constituant2 , naissait le collectif pour une démocratie locale et mûrissait l’idée d’une liste citoyenne réellement démocratique, par exemple avec des candidats tirés au sort. Depuis, les chemins d’autres personnes mues par cette même envie, se sont croisés – notamment autour de la demande pour une consultation populaire sur l’extension de l’Esplanade ont convergé. Et aujourd’hui, nous y sommes.

Comment ?

Point de convergence de plusieurs envies et sensibilités, LOCAL·e est un collectif dont l’objectif est d’être un laboratoire de la démocratie communale. L’idée est d’y explorer, avec des méthodes non hiérarchiques, de nouvelles manières d’avancer ensemble, avec nos différences, comme cela se fait à Saillans, Frome, Barcelone, Et indépendamment de tout parti (y compris pirate !) ou idéologie. Comme c’est un projet collectif en formation, son « programme » et sa liste de candidat·es sont encore à construire, ensemble. Ils émergeront petit à petit, organiquement, de ce collectif, et personne ne peut donc encore dire à quoi ils ressembleront. Et c’est cette audace qui nous intéresse, car c’est là que réside pour nous la meilleure piste vers la démocratie, le pouvoir de tous, ensemble. Il est temps d’oser explorer de nouvelles voies. Larguons les  amarres ! Le vent se lève… Il faut tenter de vivre en (vraie) démocratie ! 3

 

 

(1) Voir les compte-rendus des réunions des 8 et 29 juin 2012.
(2) Comme expliqué sur le site des Gentils virus, un « atelier constituant » est une séance pratique, au cours de laquelle on s’entraîne — personnellement et réellement, seul ou à plusieurs — à écrire des articles de notre constitution.
(3) Pour « pirater » les mots de Paul Valéry dans le Cimetière marin.