AVONS-NOUS PERDU LE CONTRÔLE ?

SOMMES-NOUS TOUJOURS SUR LA BONNE VOIE ?

Ce n'est pas parce que notre société actuelle est censée être la solution la moins pire que nous ne pourrions pas en avoir une meilleure. Vérifions:
COMMENT NOUS SENTONS-NOUS ?

Nous avons tous certains objectifs dans notre vie, et il est souvent difficile de les poursuivre au mieux. Parfois, nous ne nous sentons pas libres, nous avons besoin de nous émanciper et de surmonter notre peur de sortir des sentiers battus. Parfois, cependant, la société nous bloque sans raison. La société devrait réduire ces barrières autant que possible et nous donner la liberté nécessaire.

COOPÉRATION ?

À travers les personnes qui nous entourent, nous donnons un sens à notre existence. Lorsque nous coopérons, nous (co)créons et réalisons des choses qui vont bien au-delà de ce que nous pouvons faire par nous-mêmes. Il est donc important, mais pas simple, de rechercher et de promouvoir dans la société les bonnes manières de travailler ensemble.

CONFIANCE ?

Il est important qu’un système soit digne de confiance, mais cette confiance ne doit jamais être aveugle. Cela nécessite des freins et des contrepoids. La politique et la société ne devraient pas être différentes l’une de l’autre. Un système qui favorise la confiance entre les gens nous permet de continuellement réinventer le système ensemble.

LES DÉFIS MONDIAUX ?

Tout le monde sait qu’il y a un problème de climat et que les écarts de richesses augmentent constamment, mais aurons-nous accès aux moyens d’y faire face pour qu’en fin de compte, nous puissions tous survivre ? Il faut du courage pour aborder ces questions d’intérêt général.

DU VERTICAL À L'HORIZONTAL

La raison pour laquelle la société perd le contrôle de ses désirs, peut être étudiée en se posant les questions ci-dessus. La question est de savoir si nous sommes organisés de la bonne manière pour avoir suffisamment de liberté, de coopération et de confiance, et si nous pouvons ainsi faire mieux pour l'intérêt général. Pour ce faire, nous devons examiner la manière dont la politique est organisée aujourd'hui. Nous comparons deux façons de nous organiser.



vertical organisation
horizontal organisation

Les individus ont beaucoup de pouvoir dans les structures verticales.

Une structure horizontale améliore les interactions et le bonheur.

Les gens pensent à tort qu'une structure verticale est plus efficace qu'une structure horizontale parce qu'il y a une autorité claire, mais des individus accumulent beaucoup de pouvoir dans une structure verticale. Dans la pratique, on ne peut tout simplement pas sous-estimer à quelle vitesse ce pouvoir est abusé, ce qui fait que les gens communiquent moins, sont moins créatifs et, en fin de compte, cela les rend moins heureux.

Dans une organisation (plus) horizontale, le pouvoir est réparti entre de nombreuses personnes, empêchant ainsi les individus d'abuser de leur pouvoir. En outre, la créativité et le partage des connaissances entre les différents domaines sont encouragés. Avec une vision commune et de bonnes méthodes de communication, une structure horizontale ne doit pas forcément être chaotique, et peut fonctionner de manière très structurée.

=
La politique aujourd'hui

=
La politique envisagée

Notre démocratie représentative, structurée très verticalement, donne beaucoup de pouvoir aux chefs des partis politiques. Les politiciens votent au parlement en suivant des consignes de parti, ce qui donne aux présidents de ces partis le pouvoir de gagner des votes dans les médias. Le résultat final, c'est des compromis entre partis à court terme. En d'autres termes, nous vivons dans une particratie.

La politique est une interaction entre de nombreux aspects différents de notre vie et a donc besoin de cette créativité et du partage des connaissances pour rester pertinente. En s'appuyant sur des structures horizontales, des solutions à long terme peuvent être envisagées. Cela signifie qu'il faut changer le système de telle sorte que les gens pensent et construisent du bas vers le haut. Il ne devrait y avoir aucune différence entre les individus / citoyens et la politique.

Mais rendre notre société plus horizontale nécessite notre implication...


Nous avons des différentes solutions, mais rien n'est définitif et rien ne cesse d'évoluer. Vous avez peut-être vous-même des solutions que vous aimeriez proposer. De plus, nous avons aussi notre texte de base, où ces 7 valeurs fondamentales y sont élaborées:

Un esprit critique et une gestion basée sur des faits.
Les droits civiques
Démocratie directe et droit à l'autodétermination
Le droit à la vie privée des citoyen·ne·s
Le devoir de transparence pour les pouvoirs publics
La liberté d'information et la liberté d'expression
Le droit à une vie décente
La culture du partage
La durabilité comme priorité



Ci-dessous, nous avons élaboré un certain nombre de solutions. La transparence, un internet libre et une ville comme bien commun sont des objectifs que nous poursuivons. D'autres solutions (comme le revenu de base et la démocratie 2.0) restent vagues pour l'instant et nécessitent encore des discussions sur comment on va les présenter.

Transparence

Le premier contrôle sur les décisions publiques
AVONS-NOUS ACCÈS ?

Avec la législation en matière de transparence administrative, nous devrions avoir accès à tous les documents publics. Et cela peut être un outil très puissant : si tout doit être fait de manière transparente, alors les chances pour que les mauvaises pratiques soient découvertes sont beaucoup plus grandes. Tout le monde pourra s’impliquer beaucoup plus rapidement afin de trouver une solution acceptable. La réalité est malheureusement que l’administration retarde ou bloque ce processus et qu’il n’y a souvent pas de sanction contre le refus de transparence de l’autorité publique elle-même.

FACILEMENT ?

Si nous voulons avoir accès à une information donnée, devons-nous faire une demande quelque part ou est-elle directement disponible sur Internet ? S’agit-il d’un format ouvert que nous pouvons facilement lire ? Pouvons-nous aisément y trouver ce dont nous avons besoin ? Peut-on facilement manipuler les données fournies ?

CLAIR POUR TOUT LE MONDE ?

La politique a ses complexités. Mais si les choses sont bien présentées, chacun pourra peser le pour et le contre d’une idée. Les politiciens essaient souvent de faire passer les choses pour plus compliquées qu’elles ne le sont vraiment pour décourager les personnes intéressées.

DÉCIDER ENSEMBLE ?

Pouvons-nous améliorer la qualité de l’information et décider ensemble de ce qui est le mieux pour nous, au lieu de laisser les politiciens dans les coulisses prendre des décisions à notre place ? Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où beaucoup de décisions sont prises sans notre consentement. Les décisions ne sont pas nécessairement fondées sur des faits et constituent habituellement un compromis entre les partis. Pouvons-nous rendre l’information si transparente que nous pouvons la relier à d’autres politiques fondées sur des faits afin de déterminer conjointement ce qui est le mieux pour nous tous ?

La ville est à nous

Notre commune devrait agir comme si nous possédions ensemble les biens de la ville
GÉRÉE COMME COMMUN

Les communaux sont des savoirs et des biens communs qui sont générés, gerés et partagés par une communauté. Ils peuvent être autant physiques (un terrain, des coopératives) que virtuels (de l’information, un savoir, un logiciel). Ils vont au-delà de la logique du marché et de l’Etat, et de la nationalisation et de la privatisation. Une ville peut aussi être perçue comme étant gérée par les gens qui vivent, passent, travaillent, etc. Cela ouvre une perspective totalement nouvelle sur la manière dont une ville doit être gérée.

Oser expérimenter

Nous devons réinventer notre démocratie avec des idées neuves pour qu’elle fonctionne d’avantage du bas vers le haut. Les villes ont chacune leur propre identité et, par conséquent, agiront chacune d’une manière qui leur est propre. Elles deviennent ainsi une force motrice du progrès démocratique. C’est au niveau local que nous devons donner de la place aux initiatives, que nous devons expérimenter et que nous osons faire les choses différemment, même si nous ne sommes pas sûrs du résultat.

ENCORE DES PARTIS TRADITIONNELS ?

Les partis traditionnels tenteront de trouver un compromis basé sur des convictions imposées par leur sommet. Souvent, c’est un jeu de marchandage entre partis. De cette façon, ils se partagent le pouvoir entre eux. Cela n’a pas de sens au niveau local et va à contre courant de la philosophie du bien commun, où chacun a une part du pouvoir. Il y a des exemples tels que la ville britannique de Frome avec sa « Démocratie en Kit » (Flatpack Democracy), où les gens ont décidé de former leurs propres listes, indépendamment des partis classiques.

Listes citoyennes

Pour les élections locales, certains équipages prendront part à des listes citoyennes, d’autres participeront en tant que Parti Pirate, et d’autres rejoindront d’autres mouvements qui sont pleinement en faveur d’une plus grande démocratie. Toujours sur la base de la même conviction : essayer de gérer la ville comme un bien commun, avec en ligne de mire la transparence, une structure plus horizontale, une participation réelle des citoyens et une démocratie plus directe.

Internet Libre

Là où tout a commencé pour le Parti Pirate.
RÉFORME DU DROIT D’AUTEUR

L’accès au savoir, à la technologie et à la culture devrait être un droit civil fondamental. Cependant, la législation actuelle sur la propriété intellectuelle, les droits d’auteur et les brevets entravent cet accès. Les grandes organisations abusent du droit d’auteur pour maintenir leur propre position et faire un profit aux dépens de la communauté. Il est dans l’intérêt de la communauté que les gens puissent s’appuyer sur les réalisations antérieures dans les domaines de la technologie, des sciences, de la culture et des arts.

PROTECTION DE LA VIE PRIVÉE ET LA NEUTRALITÉ DU RÉSEAU

La liberté individuelle exige le respect de la vie privée. Cependant, sous prétexte de sécurité, le gouvernement veut en savoir de plus en plus sur ses citoyens. De même, un très grand nombre d’entreprises collectent nos données personnelles, souvent à notre insu, à des fins publicitaires et mercantiles. Nous ne devrions jamais renoncer à notre vie privée.

LOGICIEL LIBRE

Le logiciel libre, contrairement au logiciel privateur, nous offre la liberté de faire ce que nous souhaitons avec notre outil. Nous pouvons le modifier, l’améliorer, et le redistribuer à la communauté ce qui permettra à d’autres personnes d’en bénéficier. Ce modèle de fonctionnement promeut des valeurs de transparence, de partage et de solidarité.

Décentralisation

Pour trop de gens aujourd’hui, Internet se limite à Google, Twitter et Facebook et quelques autres services quasi-monopolitistiques. Cette situation offre à ces entreprises un pouvoir énorme, qui met en danger nos droits fondamentaux en tant qu’individus ainsi que notre capacité à décider collectivement. Une alternative solide est d’investir dans le modèle décentralisé afin de le développer et d’en refaire un standard dans le fonctionnement d’internet. Les emails et des réseaux sociaux comme Mastodon fonctionnent sur ce modèle depuis leur création.

Publications